Association canadienne-française de l'Alberta

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Association canadienne-française de l'Alberta

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Dates of existence

History

Le 13 décembre 1925, le Cercle Jeanne d'Arc, soutenu par les Chevaliers de Colomb, organisa un congrès de 400 francophones à l'Hôtel Macdonald d'Edmonton pour décider de la possibilité de former une association française en Alberta. Une organisation fut formée lors de cette première réunion pour s'occuper de toutes les facettes de la vie culturelle francophone en Alberta, ainsi que de la vie religieuse, morale, sociale, intellectuelle et économique. Cependant, le souci primordial de l'organisation fut l'éducation et la survivance de l'identité franco-albertaine. Le comité temporaire fut chargé de la création d'une constitution et six mois plus tard, le 12 juillet 1926, le document fut complété. La nouvelle constitution, ratifiée au premier congrès général de l'organisation, marqua la création officielle de l'Association canadienne-française de l'Alberta (ACFA). Au commencement, l'ACFA fut composée de cercles paroissiaux régis par un bureau central à Edmonton. Les paroisses envoyaient un délégué au congrès général annuel pour tous les vingt-cinq dollars de contributions remises au bureau central. L'endroit des réunions à Edmonton rendit difficile la participation des membres des paroisses en dehors d'Edmonton. En outre, l'organisation de l'ACFA, basée sur les cercles paroissiaux, donna aux villes avec plusieurs paroisses une plus grande importance dans la politique et dans la direction de l'organisation. En conséquence, pendant les premières années de l'ACFA, l'organisation fut commandée par les intérêts des élites urbaines à Edmonton et à un moindre degré, à Calgary. Pour contrebalancer cette disparité, la constitution fut modifiée en 1930 pour permettre aux centres à distance de former des comités composés de représentants des cercles paroissiaux. La première réorganisation régionale eut lieu à la Rivière-la-Paix, provoquée par la nécessité de réorienter les fonds qui précédemment allait à Edmonton. Plus tard, en 1961, l'association dissocia les associations régionales des paroisses. Les nouvelles associations régionales furent organisées selon l'endroit et la densité de la population francophone. Ces nouvelles associations régionales s'incorporèrent plus tard individuellement, permettant ainsi la semi-autonomie de l'ACFA provinciale. En 1928, à la suite d'un conflit avec le journal l'Union, l'ACFA créa un journal hebdomadaire appelé La Survivance. Le nouveau journal hebdomadaire devint le premier lien de communication entre les représentants et les membres de l'organisation. En tant que tel, le journal servit de tentative par l'ACFA de solidifier l'identité franco-albertaine et de forger des rapports étroits entre les différents groupes de francophones dans la province. Dans les années 20 et les années 30, l'ACFA connut une crise interne liée au mouvement général d'éloignement des cercles paroissiaux en faveur des loisirs et de la communauté. Cette dernière commença à chercher l'inclusion dans la société anglaise de l'Alberta, diminuant ainsi l'importance des associations traditionnelles avec les cercles paroissiaux. Au lieu de se rassembler dans les églises pour les loisirs, les francophones de l'Alberta de plus en plus fréquentaient les activités culturelles plus variées offertes par les communauté anglophones. Au delà des problèmes évidents, ceci représenta pour la communauté francophone un problème d'assimilation culturelle; l'éloignement des cercles paroissiaux qui étaient la base de l'identité francophone affecta la capacité de l'ACFA d'augmenter le nombre de ses membres. L'arrivée de la Dépression des années 30 aggrava la situation et presque décima l'association. Vers la fin de la Dépression, les membres ordinaires, qui précédemment résistèrent au système donnant le pouvoir aux élites urbaines à Edmonton et à Calgary, s'éloignèrent de l'organisation. À leur place, les élites s'installèrent, laissant l'organisation composée principalement de personnes appartenant aux domaines médicaux et légaux. En plus des discussions avec le gouvernement, l'ACFA montra son engagement envers l'éducation en installant des organismes liés à l'enseignement de la langue française dans les écoles. En 1926, l'ACFA fonda l'Association des éducateurs bilingues de l'Alberta (AEBA) et facilita la formation de l'Association des commissaires bilingues (ACB). En outre, l'ACFA établit un système d'inspections et de visites dans les écoles françaises et bilingues et fonda les bibliothèques françaises. Cependant, en accord avec le but de l'association touchant tous les aspects de la vie des francophones de l'Alberta, l'ACFA tourna son attention vers les intérêts économiques et agricoles de ses membres. En réponse à ces besoins, l'ACFA favorisa le développement des caisses populaires. La première fut fondée à Calgary en 1963, il y eut seize caisses populaires francophones dans la province. Plus tard, en 1997, l'ACFA fonda la Chambre économique, fournissant une gamme complète des services économiques à la communauté franco-albertaine. Vers la fin des années 30 et 40, l'association décida d'organiser ses congrès annuels autour de thèmes spécifiques. Par exemple, en 1939, le thème fut les coopératives et en 1941, le congrès concentra sur les problèmes entourant la colonisation. Cependant, les messages ont tendu à être éclipsés par les intrigues politiques et le fanatisme anti-francophones de la province. En 1949, en réponse à ces réalités, l'ACFA décida d'établir CHFA, une station de radio française pour aider à contrebalancer les influences anti-francophones et l'assimilation. Pendant les années 50, l'ACFA traversa une crise de financement. La popularité de l'organisation commença à s'affaiblir, ce qui causa une diminution des dons. En réponse à cette crise, l'ACFA décida d'installer des organismes satellites pour aider les francophones de l'Alberta, comme dans le passé, mais également pour en dériver un avantage financier pour son administration. Le premier nouvel organisme fut l'Almanach Franco-Albertain, créé en 1959 conjointement avec l'Assurance-vie Desjardins et le Service de sécurité familiale. Plus tard, en 1965, un système d'assurances générales fut développé. Ces établissements contribuèrent à une fondation plus solide pour l'ACFA et lui fournirent le financement pour sa programmation. Les années 60 furent une décennie de grands progrès pour la communauté francophone en ce qui concerne les droits et d'éducation. En 1964, l'ACFA fut incorporée par un acte provincial, solidifiant l'organisation en tant que groupe attaché à sa charte et le rendant plus indépendant de son conseil et de ses membres. En 1968 les pressions politiques de l'ACFA produisirent une législation permettant cinquante pour cent d'instruction française dans les écoles publiques, puis en 1976, ce montant augmenta à quatre-vingts pour cent. La charte canadienne, signée en 1982, fit de l'instruction française un droit pour tous les Canadiens, permettant à toutes les écoles françaises de recevoir des fonds publics. La création du Secrétariat d'État en 1969, devenu plus tard le Ministère du Patrimoine canadien, permit à l'organisation d'élargir son mandat. En particulier, l'ACFA développa un rôle plus actif en fournissant des activités culturelles. L'ACFA est actuellement active en assurant, au nom de la communauté francophone de l'Alberta, les droits garantis à la communauté par la Charte et par la Loi sur les langues officielles du Canada.

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